De nouvelles momies datant de 1550 à 1070 avant JC viennent d’être découvertes en egypte sur le site du Nouvel Empire de Deir el-Médine, les archéologues pensent que les motifs de tatouage trouvés sur les momies et les figurines en argile sont probablement liés au dieu égyptien Bes.

La publication de leurs découvertes dans
Le Journal d’archéologie égyptienne date de 2022, les chercheuses Anne Austin et Marie-Lys Arnette ont recueilli et étudié des éléments dans deux tombes sur lesquelles elles avaient travaillé en 2019. Deux momies avaient été trouvés ainsi que de petites figurine à l’éffigie du Dieu Bes.
Les marques quasiment invisibles à l’oeil nu sont apparues très clairement après une étude photographique infrarouge. On retrouve le tatouage central en bas des reins, mais aussi des marques sur les cuisses représentant le Dieu Bes tenant une coupelle.

Bes est l’une des divinités les plus originales de l’Égypte ancienne. Contrairement aux grands dieux comme Osiris, Isis ou Horus, Bes n’était pas un dieu cosmique ou royal. C’était avant tout un protecteur du quotidien, très proche du peuple.
Dans le cas précis de ce tatouage retrouvé sur le bas du dos, vu le positionnement et les motifs on pense que ce tatouage était lié à la protection et à la guérison. Plus précisément, la ligne en zigzag pourrait représenter des “eaux rafraîchissantes” qui aidaient à soulager les douleurs liées aux menstruations et à l’accouchement.
Qui était Bes ?

Bes est généralement représenté comme un personnage trapu, barbu, souvent avec une langue tirée, des oreilles de lion et parfois une peau de félin. Son apparence volontairement grotesque avait un but : effrayer les démons, les esprits nuisibles et les forces du chaos. Il protégeait également les femmes pendant les accouchements.
Fait rare dans l’art égyptien, il est souvent représenté de face, comme s’il faisait directement face au danger pour protéger les humains.
On l’invoquait pour :
- protéger la grossesse ;
- faciliter l’accouchement ;
- protéger la mère et l’enfant ;
- éloigner les influences négatives pendant la naissance.
Contrairement à des divinités plus solennelles, Bes représente une protection active, directe et parfois même humoristique : il combat le mal en l’intimidant, en le ridiculisant et en apportant de la lumière dans le quotidien.
La découverte de ces tatouages nous rappelle que le tatouage n’était pas seulement un ornement corporel. Pour les anciens Égyptiens, il pouvait aussi être un outil de protection, de guérison et de connexion au sacré.
Ces symboles anciens témoignent d’une vision du monde où le corps, l’esprit et les forces invisibles étaient intimement liés.
Je vous invite à réfléchir à la puissance des symboles que nous choisissons de porter. Au-delà de leur esthétique, elles portent une vibration : celle d’une quête universelle d’harmonie avec les forces qui nous entourent.

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